Comment nous avons trouvé notre appartement à rénover à Saint-Etienne

Achat immobilier à rénover à Saint-Étienne : le début de notre projet de colocation

Un rez-de-chaussée qui sentait le renfermé, un appartement traversé de lumière malgré son papier peint qui pendait par lambeaux : entre ces deux visites, il n'y a eu que quelques semaines, et c'est ce contraste-là qui nous a appris à choisir. Ce journal de bord raconte comment mon frère et moi avons fini par trouver, à Saint-Étienne, l'appartement qu'on allait rénover pour en faire une colocation — l'achat immobilier qui a tout déclenché, bien avant le premier coup de masse.

Petite précision avant de continuer : certains liens de cet article sont des liens affiliés, et si vous passez par l'un d'eux, je touche une commission sans que ça change votre prix. Je n'en parle que parce que ça a vraiment servi à nos recherches et à nos soirées passées à éplucher des annonces. Je ne suis ni agent immobilier ni conseillère en gestion de patrimoine, seulement une amatrice qui apprend sur le tas avec son frère — pour tout ce qui touche vraiment à votre argent, voyez un professionnel qualifié.

On n'avait pas de boussole

On n'avait pas de boussole, et ça se sentait. Deux ans à observer le marché stéphanois avant de vraiment sauter le pas, ça donne l'impression de connaître le sujet — jusqu'au jour où il faut choisir une vraie adresse. Le département de la Loire, et le code postal 42000 en particulier, reste l'un des rares endroits où le prix au mètre carré laisse encore de la place pour de gros travaux, mais ce prix change du tout au tout d'une rue à l'autre, d'un quartier à l'autre, et on l'a appris à nos dépens en visitant des biens qui n'avaient rien à voir entre eux malgré des annonces presque identiques.

Le pacte avec mon frère restait simple sur le papier : lui la rigueur et les bras, moi les tableurs et l'organisation. Dans les faits, on s'est engueulés plus d'une fois sur le choix du quartier — Saint-Étienne est une ville de collines, et une rue peut tout changer, entre une façade qui plaira à de futurs locataires et une autre qui restera vide des mois. On cherchait un profil précis pour notre projet de colocation : au moins trois chambres, de vrais volumes, et ce cachet de l'ancien qui nous fait toujours craquer un peu trop vite ; chercher un bien à rénover, on l'a compris très vite, c'est aussi chercher un prix qui laisse encore de la place aux travaux dans le plan de financement, pas juste un joli salon sur les photos.

Recherche d'un appartement à rénover à Saint-Étienne sur smartphone, avant notre achat immobilier en colocation

Sortir du brouillard des annonces

Comment sortir du brouillard des annonces, quand une photo floue peut cacher aussi bien un appartement en or qu'un gouffre financier ? On a failli se planter un soir de pluie, sur un rez-de-chaussée sombre qui sentait le renfermé. On était tellement fatigués de ne rien trouver qu'on a presque signé par peur de rater le coche. Au téléphone ce soir-là, Goulven — un copain avec qui j'ai partagé un appartement pendant quelques mois, et qui retape de son côté un T3 à Clermont-Ferrand pour en faire lui aussi une colocation — me répétait de foncer, que ça se refait toujours, optimiste au point d'en être agaçant. Mon frère, lui, a posé la main sur le bas d'une cloison : le plâtre lui est resté dans les doigts. On a fui sans se retourner.

C'est après cette frayeur qu'on a commencé à utiliser L'ascension pour structurer notre approche. Ce n'est pas un remède miracle, le discours y est parfois très ambitieux, à prendre avec du recul. Mais pour nous, ça a été le cadre qui manquait : des modules qu'on pouvait consulter le soir, une fois le chantier de la journée terminé, et qui couvraient aussi la mise en location, pas seulement l'achat. Au lieu de regarder les annonces avec les yeux du désespoir, on a appris à filtrer selon des critères plus stricts, et à repérer sur les photos ce qui pouvait relever d'un mur porteur avant même de se déplacer. Cet appartement humide qu'on avait visité au début de nos recherches, on a fini par comprendre que ça ne se réglait pas avec un coup de peinture, mais que toute une question de ventilation restait à régler avant d'y penser sérieusement.

J'ai aussi passé du temps à lire comment calculer la rentabilité d'une colocation sans être experte, histoire de ne pas dire n'importe quoi devant mon banquier le jour où il faudrait défendre le dossier.

Mur humide et peinture écaillée : la visite qui a failli nous faire acheter le mauvais appartement à Saint-Étienne

La visite qui a tout changé

Fin de printemps, une annonce sans la moindre photo d'intérieur a failli passer à la trappe — juste une façade grise, dans le quartier du Crêt-de-Roc. On s'est déplacés quand même. Dès l'entrée, l'odeur de poussière ancienne et le silence particulier des lieux inhabités depuis longtemps m'ont happée ; sous le papier peint à fleurs qui se décollait par pans entiers et les meubles massifs entassés partout, il y avait quelque chose. Le parquet craquait sous nos pas dans le vide de l'appartement, et ça racontait déjà une histoire.

Mon frère, pendant ce temps, ne regardait ni les fleurs ni la poussière : il mesurait. Les porteurs tombaient bien, et en abattant une seule cloison, on pouvait transformer le grand double séjour en une troisième chambre sans sacrifier la lumière du salon — exactement la configuration qu'on cherchait depuis des mois. Ce genre de décision, savoir quelle cloison peut tomber et laquelle tient tout l'appartement, mérite un article à elle seule ; on l'a abordée sur le tas, prudence et bon sens plutôt qu'improvisation.

On a passé deux bonnes heures sur place, à imaginer la future cuisine — j'avais déjà en tête ce que j'avais lu sur la rénovation d'une cuisine ancienne à petit budget — et à vérifier ce qu'il faudrait faire pour réussir l'isolation phonique du mur mitoyen, pour que nos futurs locataires n'entendent pas la vie des voisins à travers la cloison. Le potentiel était là, et pour une fois, on n'a pas eu besoin de se convaincre.

Vieux parquet en chêne dans l'appartement stéphanois choisi pour notre projet de rénovation-colocation

Signer, et sentir le vertige

Entre la visite et le compromis, les doutes sont revenus en force. Mon frère s'inquiétait du prix des matériaux qui grimpait poste après poste ; moi, je me demandais si on allait vraiment réussir à tout gérer nous-mêmes, sans être du métier. Le soir, on rouvrait nos modules pour se rassurer sur les étapes administratives, sans jamais vraiment se sentir prêts.

Chez le notaire, l'ambiance feutrée du bureau contrastait avec l'agitation dans ma tête. Le stylo tremblait un peu dans ma main au moment de signer — on ne parle plus d'un projet griffonné sur un coin de table, mais d'un engagement sur plusieurs mois de sueur et d'un budget qu'on savait déjà serré. Le notaire a égrené les diagnostics, le règlement de copropriété, les clauses suspensives ; j'ai dû me faire répéter certains points trois fois, le cerveau trop occupé ailleurs pour tout enregistrer.

Si vous vous lancez dans ce genre d'achat, ne négligez surtout pas cette partie administrative : posez toutes vos questions, même celles qui semblent bêtes. C'est aussi là qu'on a récupéré, via le carnet d'adresses du notaire, le contact d'Abdel, l'électricien qui allait devenir notre référence pour tout ce qui touche aux câbles sur ce chantier — un type fiable, qui ne répond aux textos que le dimanche, jamais avant 10 heures.

Coup de masse dans une cloison, premier geste du chantier de rénovation-colocation à Saint-Étienne

Premier coup de masse à Saint-Étienne : le chantier commence

Les clés en main, on n'a pas traîné. Le premier week-end, sweats élimés enfilés, on a donné le premier coup dans cette fameuse cloison du salon. Sensation étrange, à la fois libératrice et un peu terrifiante : on détruit avant de reconstruire, et il faut apprendre à faire confiance au plan qu'on a en tête.

Tout n'a pas été aussi simple. Au Brico Dépôt de Saint-Étienne Monthieu, j'ai choisi un enduit de rebouchage bien trop liquide pour les fissures profondes qu'on avait sous les fenêtres — il a coulé avant même de prendre, et il a fallu tout gratter et recommencer un week-end plus tard. La préparation des supports avant d'enduire, on a compris ce jour-là que ce n'était pas un détail, mais ça, c'est tout un sujet en soi. On a eu d'autres couacs : une fuite découverte trop tard derrière un meuble, et le dos de mon frère qui a lâché en déplaçant un radiateur en fonte.

Si vous êtes comme nous, un peu perdus mais avec l'envie de faire les choses avec vos mains, mon conseil reste le même : ne restez pas seuls avec vos doutes. Ce qui nous a aidés à passer du « on verra bien » à un vrai plan d'action, c'est L'ascension — ça ne tiendra pas la taloche à votre place, mais ça évite de peindre un mur avant d'avoir vérifié l'électricité derrière.

Six semaines après ce premier coup de masse, un soir, j'ai allumé la lumière dans ce qui allait devenir la troisième chambre, tout juste repeinte, et les murs m'ont paru vraiment blancs — pas juste un peu moins gris qu'avant. Ce n'était qu'une chambre sur trois ; il restait encore la cuisine, la salle de bain, l'électricité à finir avec Abdel, avant même de penser à chercher nos premiers locataires. On avance une pièce à la fois, jamais tout d'un coup, et c'est ce rythme-là, plus que la trouvaille de l'appartement elle-même, qui a fini par nous rassurer sur la suite.

Veuillez noter :
Tout ce que je partage ici provient de mon vécu et de mes recherches personnelles. Cela ne constitue en aucun cas un conseil médical, financier ou juridique. Parlez-en à un professionnel qualifié avant d'agir sur la base de ce que vous lisez ici.